L’Essentialisme de Greg McKeown

L’Essentialisme de Greg McKeown

 

►  Retrouvez aussi une version courte de l’article en format vidéo à la fin de l’article 😉

 

L'essentialisme de Greg McKeown

 

Phrases clés de « L’Essentialisme » : « Réduire, simplifier et se concentrer sur ce qui est absolument essentiel en éliminant tout le reste. En d’autres mots, l’’essentialiste discerne l’essentiel parmi la trivialité de choses insignifiantes du quotidien ».

Par Greg McKeown, 2014 (première édition), 260 pages.

Titre original: Essentialism, The disciplined pursuit of less.

 

 

Chronique et résumé de « L’Essentialisme »

L’Essentialisme est un livre qui bouscule les idées. Quand je l’ai lu la première fois, je me suis vraiment reconnu dans le « non-essentialiste » et cette compréhension m’a amené à changer complètement d’état d’esprit du jour au lendemain (pour le meilleur). C’est pourquoi je tiens à partager avec vous cette petite chronique du livre (qui n’est pas encore traduit en français).

Pour cela, on va explorer ensemble les différentes parties du livre dont voici un aperçu :

Partie 1 – Essence : Quel est l’état d’esprit de l’essentialiste ?

Partie 2 – Explorer : Comment discerner le « peu essentiel » parmi les choses insignifiantes du quotidien ?

Partie 3 – Éliminer : Comment pouvons-nous éliminer le superflu ?

Partie 4 – Exécuter : Comment accomplir le « peu essentiel » avec le moins d’effort possible ?

 

Partie I – L’essence

Au début, l’auteur nous expose les bases et répond à ces questions :

  • Qu’est-ce que l’essentialisme ?
  • Qu’est-ce qui différencie l’essentialiste du non-essentialiste.

Pour répondre à ces questions, voilà une petite image qui vaut mille mots.

Energie et essentialisme

En fait, on a fait un scanner du cerveau de l’essentialiste et du non-essentialiste et voilà le résultat : à gauche, on a le cerveau du non-essentialiste et à droite, de l’essentialiste. Voici maintenant un petit tableau pour expliquer cela.

Le non-essentialisteL’essentialiste
Il se disperse à droite à gauche.
Il ne prend pas beaucoup de temps pour discerner ses priorités (alors quelqu’un le fait à sa place).
Il est constamment à la poursuite de plus.
« Toujours plus »
Il pense qu’il peut tout avoir et tout faire en même temps.
« Comment je peux tout faire rentrer ? »
Il dit « oui » aux gens sans vraiment y penser.
Il force l’exécution au dernier moment.
Il se sent hors de contrôle.
Il n’est pas certain si les bonnes choses ont été faites.
Il est sous stress permanent et se sent parfois épuisé.
Malgré cela, il continue d’ajouter plus d’activités à la somme d‘une vie déjà bien remplie.
Il va dans une seule direction à la fois.
Il prend régulièrement des pauses pour discerner ce qui compte vraiment et identifier ses priorités.
Il est à la poursuite du moins.
« Moins mais mieux »
Il se concentre sur le « peu essentiel » et élimine tout le reste.
« Quels compromis je peux faire ? »
Il dit « non » à tout, mis à part ce qui entre dans ses priorités.
Il prend de l’avance et facilite l’exécution.
Il se sent en contrôle permanent.
Il sait que les bonnes choses ont été faites.
Il embrasse chaque étape du voyage avec joie et sérénité.
Jours après jours, il élimine le superflu et continue de placer son énergie sur ce qui est essentiel pour lui.

La voie de l’essentialisme peut être définie comme la poursuite implacable du moins mais mieux. On cultive l’art de la simplicité en apprenant à discerner ce qui compte vraiment pour soi. Tout comme la loi de Pareto (20/80) stipule qu’environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes, l’’essentialiste discerne l’essentiel parmi la trivialité de choses insignifiantes du quotidien.

Petite parenthèse : personnellement, je pense qu’apprendre à discerner le « moins mais mieux » devrait se faire dans tous les aspects de notre vie. Que ce soit dans nos pensées (penser moins mais mieux), dans nos activités quotidiennes (faire moins, mais mieux), dans nos choix (faire moins de choix, mais prendre de meilleures décisions), dans nos habitudes de consommation (consommer moins, mais mieux) et dans bien d’autres choses.

En gros, voici les trois réalités qui font l’état d’esprit de l’essentialiste :

> Des choix maîtrisés : Contrairement aux différentes options qui se présentent chaque jour, l’habilité du choix ne pourra jamais nous être enlevée (on peut seulement l’oublier). C’est pourquoi, l’essentialiste choisit avec sagesse comment utiliser son énergie et son temps.

> Un bon discernement : Comme la loi du 20/80 l’énonce, certains types d’efforts amènent de plus hautes récompenses que d’autres. Mais plus d’effort ne mène pas nécessairement à plus de résultats. Par contre, on y arrive en faisant « moins mais mieux ». C’est pourquoi l’essentialiste prend régulièrement du temps pour figurer ce qui est le plus important pour lui.

« Parfois, ce que l’on ne fait pas et tout aussi important que ce que l’on fait. »

> Des compromis : On connaît tous quelqu’un qui est toujours en train d’essayer de faire une chose en plus. Lorsqu’une telle personne à dix minutes pour se rendre à un rendez-vous dont le trajet fait 10 minutes, elle continue de rester assise pour répondre à quelques e-mails avant d’y aller (puis elle finit par arriver pressée et en retard). L’essentialiste, quant à lui, identifie ses priorités et accepte la réalité de parfois faire de petits sacrifices.

Une fois que l’on comprend l’état d’esprit de l’essentialiste, ce qu’on verra dans la suite de cette chronique devient naturel et instinctif.

 

Partie II – Explorer

 Dans cette partie, l’auteur tente de répondre à cette question : comment discerner l’essentiel parmi la trivialité de choses insignifiantes du quotidien ?

> Créer de l’espace : l’essentialiste se crée quotidiennement de petites périodes pour prendre un peu de recul. C’est un moyen sûr pour rester en charge de sa propre vie (au lieu d’en être à la merci). Comme disait Socrate : « Méfiez-vous de la stérilité d’une vie trop occupée ». Il veut dire par là que lorsqu’on est constamment en train d’enchaîner travail, activités, téléphone et les nombreux « faire » du quotidien, on se retrouve à ne jamais avoir de temps pour soi. A l’inverse, dans ces moments d’espace, l’essentialiste peut lire, penser et surtout prendre le temps pour déterminer ce qui compte vraiment et clarifier ses priorités.

Une vision pénétrante : la valeur d’un bon journaliste n’est pas dans la régurgitation des faits mais dans l’identification du sens profond d’une information. De même, que ce soit en lisant, en écrivant, en écoutant ou en faisant quoi que ce soit, l’essentialiste ne se laisse pas submerger par les informations, il les « scanne » afin d’en extraire l’essence.

> Jouer : plusieurs études démontrent que jouer est crucial pour le développement des aptitudes cognitives et aurait aussi un rôle dans la survie des espèces. Le chercheur Bob Fagan a étudié les ours pendant plus de quinze ans et s’est aperçu que ceux qui jouent le plus tendent à être ceux qui survivent le plus longtemps. Stuart Brown, chercheur dans le domaine du jeu et psychologue, nous dit quant à lui que l’humain est conçu pour jouer et qu’il se construit aussi à travers le jeu. Lorsqu’on joue, on est engagé dans la plus pure expression de notre humanité, la véritable expression de notre individualité. Jouer permet de déclencher la créativité et de forger l’humain. Plus que cela, jouer a simplement la caractéristique d’être essentiel. Même Einstein l’avait compris : « La fantaisie est plus importante que le savoir. »

Dormir : Alors que le non-essentialiste pense qu’une heure de moins à dormir équivaut à une heure de plus de travail, l’essentialiste pense qu’une heure de plus à dormir équivaut plusieurs heures supplémentaires à être beaucoup plus productif. Alors que le non-essentialiste pense que dormir est un luxe, l’essentialiste pense que dormir est une priorité. Aujourd’hui, inutile de débattre sur le sujet. Des centaines d’études scientifiques existent et les chercheurs nous expliquent que durant le sommeil, le corps se remet d’aplomb et le cerveau restructure les informations reçues durant la journée et fait de nouvelles connections neuronales. Bref, un sommeil régulier de qualité est d’importance fondamentale. Il permet de conserver les idées fraîches et améliore notre capacité à explorer, à faire des connections et à faire moins mais mieux au cours de la journée.

L’art de la sélection : comme on l’a vu, apprendre à discerner l’essentiel parmi la trivialité des choses insignifiantes du quotidien est un état d’esprit qui se développe. Tandis que le non-essentialiste s’engage dans plusieurs choses à la fois sans prendre le temps d’explorer à l’avance, l’essentialiste explore délibérément plus d’options et les évalue avant de s’engager dans quoi que ce soit. Une fois engagé dans une ou deux idées ou activités, il s’y consacre pleinement. Au lieu de rechercher une pléthore de bonnes choses à faire, il concentre son énergie pour effectuer la bonne chose, de la bonne façon et au bon moment. Alors, pour être certain de ne pas se disperser, l’essentialiste prend l’habitude de toujours de se poser les bonnes questions, et cela dans chaque aspect de sa vie (les activités, les décisions à prendre, les dilemmes, etc.). Voici quelques questions que l’essentialiste peut se poser :

  1. Qu’est-ce qui est vraiment essentiel ?
  2. Qu’est-ce qui est prioritaire ?
  3. Comment faire moins mais mieux ?

Généralement, si la réponse aux deux premières questions n’est pas un oui clair et définitif, cela veut dire que c’est un non.

Maintenant que l’on comprend mieux l’état d’esprit de l’essentialiste ainsi que les différentes méthodes pour extraire et discerner l’essentiel parmi la trivialité de choses insignifiantes du quotidien, nous allons étudier ensemble la troisième partie.

 

Partie III – Éliminer

Dans cette partie, l’auteur tente de répondre à cette question : comment éliminer les choses insignifiantes ?

> Clarifier : quiconque porte des lunettes connais la différence entre une vision parfaitement claire et une vision plutôt Et comme dit Sénèque : « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». En fait, c’est simple, on ne peut aller nulle part, avant de savoir où l’on va. C’est pourquoi il est essentiel de connaître la direction que l’on souhaite emprunter et donc d’avoir une vision claire de ce que l’on veut accomplir. Quand il y a un manque de clarté concernant notre idéal, on perd facilement du temps et de l’énergie dans des choses superflues. C’est pourquoi l’essentialiste met en place une vision claire, concrète et inspirante. Ainsi, il connaît ses priorités, et lorsqu’il prend une décision, il élimine le reste pour se concentrer sur l’accomplissement de celle-ci.

> Savoir dire non : on dit souvent oui aux choses parce qu’on est impatient de faire plaisir ou de faire la différence. Pourtant, la clé pour apporter notre plus haute contribution pourrait bien être de dire non. Comme l’a dit Peter Drucker, « Les gens sont efficaces parce qu’ils disent « non », parce qu’ils disent « ce n’est pas pour moi ». Alors la vraie question à se poser n’est pas de savoir comment nous pouvons tout faire, mais plutôt qui va choisir ce que nous faisons et ne faisons pas. Rappelez-vous, lorsque nous perdons la liberté du choix, quelqu’un d’autre choisira pour nous. C’est pourquoi deux options s’offrent à nous :  soit l’on choisit délibérément ce que l’on ne fait pas, soit l’on se permet d’être tiré dans des directions que l’on ne veut pas emprunter. De ce fait, l’essentialiste sait dire non fermement, résolument et gracieusement, et dit oui exclusivement aux choses qui importent vraiment pour lui.

> Réduire ses pertes : en économie, dans l’analyse de la décision, les coûts irrécupérables(sunk costs bias en anglais) sont la tendance naturelle à continuer d’investir notre temps, notre argent et notre énergie dans quelque chose qui est déjà perdu simplement parce que nous avons déjà contracté un coût qui ne peut être récupéré. Cela peut facilement devenir un cercle vicieux. Cette tendance psychologique explique pourquoi l’on continue de rester assis devant un film terrible car on a déjà payé le prix d’un billet. Cela explique aussi pourquoi l’on peut continuer d’investir dans des relations toxiques, même lorsque nos efforts ne font qu’empirer les choses.  Pourtant, il ne devrait y avoir aucune honte à admettre nos erreurs. Après tout, on est seulement en train d’admettre qu’on est maintenant plus sage qu’auparavant. En conséquence, l’essentialiste est confortable pour réduire ses pertes en passant à autre chose quand c’est nécessaire. Il se pose des questions du genre :  « Si je n’étais pas engagé dans ce projet, combien j’investirais là-dedans ? » ou « Qu’est-ce que je pourrais faire d’autre avec ce temps, cette énergie et cet argent si j’abandonne maintenant ? ».

> Éditer : l’édition permet à l’essentialiste d’exécuter ses tâches avec le moins d’effort possible en supprimant tout ce qui est distrayant, inutile ou gênant. Ou, comme l’a dit un éditeur de livre : « Mon travail consiste à rendre la vie aussi simple que possible pour le lecteur. L’objectif est d’aider le lecteur à comprendre le plus important du message. ». Lorsqu’on doit prendre une décision, accepter de couper plusieurs autres options peut être terrifiant, néanmoins, c’est l’essence même de ce que signifie prendre une décision. En effet, la racine du mot décisioncis or cid – veut littéralement dire « couper » ou « tuer ». Alors pour l’essentialiste, couper, condenser et corriger fait partie intégrante de sa routine quotidienne, faisant de « l’édition» une cadence naturelle de sa vie.

> Les limites : les non-essentialistes ont tendance à considérer les limites comme des contraintes, des choses qui entravent leur vie hyper productive. Pour les non-essentialistes, établir des limites est une preuve de faiblesse, car s’ils sont assez forts, ils n’ont pas besoin de limites. Ils peuvent faire face à tout cela. Ils peuvent tout faire. Mais sans limites, ils finissent par se répandre et se disperser et tout accomplissement véritable devient difficile. En revanche, les essentialistes considèrent les limites comme une force. Ils reconnaissent que les limites protègent leur temps et leur énergie. Ils savent que des limites claires leur permettent d’éliminer de manière proactive les exigences et les encombrements du quotidien qui les détournent des éléments essentiels.

Ok, on sait maintenant comment éliminer le non-essentiel. Dans ce cas, continuons et allons étudier ensemble la quatrième partie.

 

Partie IV – Exécuter

Dans cette partie, l’auteur tente de répondre à cette question : « Comment réaliser le peu qui compte vraiment avec le moins d’effort possible ? » 

> Prévoir un espace de sécurité : en conduisant, le meilleur moyen d’éviter un accident est toujours de laisser un espace de sécurité raisonnable entre notre voiture et la voiture de devant. Cet espace nous offre le temps suffisant pour répondre et nous adapter lors d’un éventuel comportement non attendu de la voiture de devant. C’est pourquoi, lorsque l’essentialiste planifie une tâche ou autre chose, il met toujours en place des espaces de sécurité pour les évènements non attendus. Un moyen simple pour se protéger est d’ajouter 50 % de temps en plus à la quantité estimée pour accomplir une tâche ou un projet. Par exemple, s’il faut 10 minutes pour amener son fils à l’école, le fait de quitter la maison 15 minutes à l’ avance permet d’éliminer le stress si un évènement inattendu survient.

En plus, peu importe la tâche ou le projet. L’essentialiste pratique une préparation extrême et précoce. En effet, durant ses études, l’auteur du livre commençait à lire et à démarrer ses devoirs dès les premiers jours de classe. Et ce petit investissement de temps lui permettait d’avoir tout de suite une vision globale des travaux à effectuer, ce qui réduisait significativement son stress durant le semestre entier et cela, même si un évènement inattendu survenait.

> Soustraire : comme disait Lao-Tzu, « Pour atteindre la connaissance, ajoutez des choses chaque jour. Pour atteindre la sagesse, soustrayez des choses tous les jours ». L’essentialiste élimine constamment les obstacles aux progrès en se posant des questions comme celles-ci :

Quel est l’élément qui me ralentit dans ma vie ou mon travail ?

Quel est l’obstacle qui m’empêche de réaliser ce qui compte vraiment pour moi-même ?

En identifiant et en éliminant cette contrainte, il est à même de réduire significativement la friction qui l’empêche d’effectuer l’essentiel. En gros, l’essentialiste produit plus en enlevant plus (au lieu de faire plus). Au lieu de se concentrer sur les efforts et les ressources qu’il a besoin d’ajouter, il se concentre sur les contraintes et obstacles qu’il a besoin de retirer.

Les petits pas de l'essentialiste> Progressez : selon l’auteur, la poursuite de succès peut être un catalyseur d’échec. Pourquoi ? Parce qu’à force de trop penser au succès, cela fini par nous préoccuper et nous distraire au lieu de nous concentrer sur les petites choses essentielles qu’on peut accomplir aujourd’hui et qui finiront un jour par produire le succès. L’essentialiste commence toujours petit et célèbre chaque petite action de progrès. Grâce à ça, il finit par effectuer plus de choses qu’en posant de grands objectifs (souvent même démesurés). Comme bonus, l’action de renforcer positivement son succès lui permet d’atteindre plus de joie et de satisfaction durant le progrès.

Cela pourrait être comparé à la méthode Kaizen. Dans le milieu de l’entrepreneuriat, le système Kaizen consiste à améliorer la productivité d’une entreprise en apportant chaque jour de petits changements. C’est pourquoi on l’appelle aussi : la méthode des petits pas !  Une fois que nous avons notre vision en tête, nous avons juste besoin de faire chaque jour un petit pas, un petit changement qui nous rapproche un peu plus de notre objectif. Il est plus facile de faire de petites actions régulièrement car cela demande moins d’effort. 

> Créer le bon flow : à force de répéter certaines actions, les cellules nerveuses font de nouvelles connections. Avec la répétition, les connections sont renforcées et il devient plus facile pour le cerveau de les activer. C’est le pouvoir de l’habitude. Au début, pour effectuer quelque chose de nouveau, cela demande beaucoup d’effort, mais à force de répétition, cela entre dans le domaine de l’inconscient et réaliser cette même action devient naturel. C’est pour cela que l’essentialiste crée une routine qui fait de l’accomplissement de ce qu’on a identifié comme essentiel, une position par défaut. Au début, il doit faire preuve de beaucoup de volonté pour respecter cette routine, mais à force de persévérance, cette même routine devient naturelle et il avance progressivement et de manière exponentielle vers plus de résultats.

On a maintenant vu les grandes lignes qui font de l’essentialiste ce qu’il est. Avec ce nouvel état d’esprit, on peut être beaucoup plus productif et réaliser le peu qui compte vraiment pour soi avec le moins d’effort possible.

 

Petit mot de fin

Les anciens Grecs avaient deux mots pour exprimer le « temps » : Le premier était chronos. Le second était kairos. Chronos est connoté avec l’horloge, le temps chronologique. C’est dans cette dimension du temps que le passé et le futur existent. Kairos est différent. Bien qu’il soit difficile de le traduire avec précision, il se réfère au temps qui est opportun et juste. Chronos est quantitatif, kairos est qualitatif. Nous faisons l’expérience de ce dernier, seulement quand nous sommes pleinement dans le moment présent.

Notre attachement au temps, au passé et au futur, nous fait totalement passer à côté de l’essentiel : l’ici et maintenant. Comme disait Sénèque, « Nul n’est malheureux seulement à cause du présent ». Dans la pleine conscience, il n’y a que le bonheur. Ainsi, la voie de l’essentialiste est de s’accorder sur le présent. De faire l’expérience de la vie en kairos. Se concentrer sur les choses qui sont vraiment importantes. Pas hier ou demain, mais en ce moment. Et comme il vit de cette manière, il ne mélange pas ses efforts avec ses distractions. Il sait ce qui est essentiel pour lui-même.

De plus, l’essentialisme n’est pas une chose à ajouter à notre vie déjà surchargée, mais cela devient plutôt un style de vie. Cela devient notre essence. Et nous pouvons tous purger notre vie du non-essentiel et embrasser la voie de l’essentialiste, à notre manière, à notre époque et à notre propre échelle. Nous pouvons tous vivre une vie non seulement de simplicité, mais de contribution et de sens.

Après cela, quand quelqu’un viendra vous voir pour se plaindre et vous raconter à quel point il est occupé, vous pourrez simplement sourire avec sympathie, en étant incapable de vous associer à cela.

Je pense qu’on a vu ensemble l’essentiel du message de ce livre. Mais si vous comprenez bien l’anglais, je vous invite tout de même à le lire afin de découvrir toutes les facettes de l’essentialisme. Cliquez ici et retrouvez le livre sur Amazon.

Merci d’avoir pris le temps pour lire cet article. S’il vous a plu, n’hésiter pas à le partager ou à cliquer sur j’aime car cela améliore la visibilité sur Google 🙂

Passez une belle journée.

 

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